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Gazé : entre rodéos urbains et gaz hilarant, Ismaël Lakehal dénonce les dérives qui menacent la jeunesse

Avec son deuxième court-métrage, le réalisateur franco-algérien Ismaël Lakehal s’attaque à deux phénomènes préoccupants chez les jeunes : les rodéos urbains et la consommation de protoxyde d’azote. Une fiction sociale intense qui place la prévention au cœur d’une histoire marquée par un accident dramatique et ses conséquences humaines irréversibles

Le réalisateur, acteur et producteur d’origine algérienne Ismaël Lakehal signe « Gazé », un court-métrage de fiction de 14 minutes qui s’intéresse aux dérives de certains comportements chez les jeunes, notamment les rodéos urbains et la consommation de protoxyde d’azote, communément appelé gaz hilarant

Réalisé en France en 2026, ce film de prévention met en lumière les conséquences parfois irréversibles de pratiques dangereuses qui se développent dans certains quartiers populaires. À travers une histoire à forte dimension humaine et sociale, le cinéaste entend sensibiliser les jeunes à la responsabilité individuelle et aux risques liés à ces comportements.

L’intrigue se déroule dans une cité de la banlieue lyonnaise, où un groupe de jeunes cherche à échapper à l’ennui à travers les rodéos sauvages et la consommation de gaz hilarant. Parmi eux, Zak, un jeune homme de 19 ans passionné de vitesse, se croit invincible au guidon de sa moto. Mais un accident dramatique vient bouleverser le cours de sa vie : une jeune mère est percutée et sombre dans le coma. Dévasté, son mari Sofiane décide alors de retrouver le responsable, entamant une quête obsessionnelle qui entraîne les protagonistes dans un engrenage de culpabilité, de colère et de violence

À travers cette confrontation entre deux trajectoires, celle d’un jeune rongé par les remords et celle d’un homme marqué par le drame, « Gazé » explore les notions de responsabilité, de culpabilité et de vengeance, tout en interrogeant les conséquences d’un instant d’inconscience sur plusieurs destins
Dans sa note de réalisation, Ismaël Lakehal explique avoir privilégié une approche physique et sensorielle, avec une caméra au plus près des personnages afin de restituer l’énergie et l’instabilité des rodéos urbains. Le travail sonore occupe également une place centrale dans le film, opposant le bruit des moteurs, les rires et le souffle du gaz au silence qui suit l’accident. Le réalisateur a par ailleurs choisi de réunir des comédiens professionnels et non professionnels pour donner davantage d’authenticité au récit.

D’une durée de 14 minutes, ce court-métrage dramatique est tourné en français, avec des sous-titres disponibles en anglais et en espagnol. Il est proposé au format 4K avec un son 5.1. Déjà sélectionné dans plusieurs festivals à travers le monde, « Gazé » a également obtenu trois distinctions, dont deux prix du meilleur acteur et un prix spécial du jury.

Né le 4 mai 1988 à Gleizé, en France, de parents originaires de la wilaya de M’Sila, en Algérie, Ismaël Lakehal évolue dans le milieu artistique depuis son jeune âge. Formé au théâtre à l’école Vaulx Premières Planches, il a ensuite participé à plusieurs productions cinématographiques et télévisuelles, ainsi qu’à des courts-métrages, des web-séries et des clips.

« Gazé » constitue son deuxième court-métrage. Le réalisateur avait auparavant signé « Mon destin », tourné en Algérie. Cette première œuvre lui a permis de faire connaître son travail à l’international, avec une sélection dans plus de 17 festivals à travers le monde et une distinction remportée au Festival de Batna.

À travers ses réalisations, Ismaël Lakehal entend poursuivre son parcours cinématographique tout en contribuant au rapprochement culturel entre la France et le Maghreb. Avec « Gazé », il porte à l’écran une problématique sociale actuelle et pose une

question centrale : peut-on réparer une vie brisée par la violence

Ismaël Lakehal

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